L’importance du partage du territoire chez les chats

Partage territoire chats

Les chats sont essentiellement des chasseurs solitaires.

De ce fait, il est important que les chats établissent un territoire (un territoire de chasse) et que cela soit défini de manière à éviter les conflits avec leurs congénères (pour la survie de l’espèce).

L’identification des territoires

L'identification des territoires

Le territoire d’un chat se compose d’une zone centrale, où il se sent suffisamment en sécurité pour dormir, manger, jouer et potentiellement profiter de l’interaction sociale.

Le chat défend activement cette zone centrale, appelée noyau du territoire, contre l’invasion des autres chats.

Au-delà de cette zone centrale, se trouve la maison ou le terrain de chasse qui constitue l’étendue de la zone sur laquelle le chat va évoluer.

La taille du territoire dépend du sexe, de l’âge et également du tempérament des habitants.

Des mâles entiers peuvent régner sur un domaine 10 fois plus étendu que celui des femelles.

Les femelles et les chats castrés occupent habituellement des zones réduites et bien précises qu’ils défendent jalousement.

Cependant leurs limites sont moins strictes et ils sont plus tolérants aux intrusions temporaires que les femelles et les mâles castrés.

Parfois les chats s’aventurent hors de leurs limites territoriales.

Le choix du territoire

Le choix du territoire

À l’état sauvage, les chats choisissent leurs territoires. 

Ils établissent leurs règles en fonction de la population féline locale et de la nourriture disponible.

Dans la nature, les territoires peuvent se chevaucher avec les «zones neutres».

Dans ces «zones neutres», les chats peuvent interagir les uns avec les autres.

Lorsqu’un chat étranger empiète sur le territoire d’un autre chat, une interaction agressive peut survenir pour chasser le chat étranger.

D’abord par le regard, le chat essaye d’intimider l’étranger, puis le feulement et le grognement.

Et si cela n’est pas efficace, le chat défend son territoire avec une courte attaque bruyante et violente.

Mais pour les chats domestiques, le processus est différent puisque ce sont les maîtres qui définissent leurs territoires sans prendre en compte les territoires félins déjà occupés.

C’est pour cette raison que l’intégration d’un nouveau venu peut être difficile.

Le jardin du nouveau venu peut être incorporé dans le territoire d’un chat voisin.

Pour gagner le territoire, la confrontation entre les deux chats est inévitable.

Le chat nouveau venu doit affronter les chats déjà présents quand il essaie de constituer son propre territoire.

Les chats qui partagent le même territoire dans une maison, évitent les conflits en établissant des droits de passage à des heures différentes de la journée.

Pour les mêmes raisons, il y a des zones neutres entre les domaines d’habitation rapprochés.

La délimitation du territoire

La délimitation du territoire

Les chats utilisent des signaux olfactifs et visuels pour indiquer les limites du territoire.

Les chats marquent ainsi leurs territoires à l’aide d’odeurs dérivées des glandes faciales, de l’urine, des fèces et des glandes anales.

Ce marquage territorial, associé à un odorat extrêmement sensible, aide les chats à communiquer efficacement et à minimiser les conflits directs entre eux.

Grâce à ces signaux, les chats savent qui passe par là et modifient leurs actions en conséquence.

La défense du territoire

La défense du territoire

Tous les chats défendent leur territoire et certains essaient même de l’agrandir en pratiquant une guerre psychologique.

Les menaces visuelles et vocales ainsi que les manœuvres d’intimidation réduisent les bagarres.

Mais lorsque les tentatives d’intimidation échouent, les bagarres éclatent. Ces bagarres sont en général, violentes, sans merci et de courte durée.

En moyenne 70 % des chats vivant en communauté sont castrés.

La castration réduit considérablement les tendances agressives.

Les chats ont un excellent sens du temps et l’utilisent pour agrandir leur territoire.

De plus, les chats domestiques sont également plus tolérants que les chats sauvages.

Par exemple, deux chats qui partagent le même territoire peuvent s’organiser pour que l’un en jouisse le matin et l’autre l’après-midi.

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